PSYCHANALYSE DANS LA CITÉ – INCONSCIENT ET SANTÉ MENTALE

3ème colloque de psychanalyse – Samedi 20 octobre 2007
de l’Association des Forums du Champ Lacanien de Wallonie (Belgique)

ARGUMENT
Pour l’OMS, la santé mentale consiste dans le complet bien-être et non dans la seule absence de maladie. Position utopique sympathique mais qui implique un déni de la réalité psychique.
A prendre en compte l’inconscient, Freud aboutit au contraire à l’idée d’un malaise irréductible qu’il attribue au conflit entre la culture et la sexualité ainsi qu’au dualisme des pulsions : pulsion de vie et pulsion de mort.
Lacan radicalise le propos en invoquant une malédiction du sexe, le non rapport sexuel, et la nécessité du symptôme pour y suppléer, faire nouage et permettre le lien social à partir d’une position singulière.

Une politique du symptôme ne devrait-elle pas orienter la politique de santé mentale pour sortir de l’utopie et viser une prise en compte de la singularité ?
Quelle pourrait-être cette politique ?
Si le symptôme a une face de rapport singulier à l’Autre, il a aussi une face de jouissance autistique qui peut se manifester comme repli, violence ou délire illimité; il ne s’agit donc ni d’annuler le symptôme ni d’en accepter les débordements de jouissance.
Comment opérer dès lors pour lui
permettre de s’humaniser ?
C’est ici que se pose la question du pari thérapeutique.
Une telle optique de travail ne peut se faire sans interroger le rapport à la jouissance et la singularité du désir des intervenants. C’est ce que prône l’option psychanalytique.
Nous l’interrogerons non seulement dans le champ spécifique de la maladie mentale mais dans tout le champ social, notamment à l’école, dans les institutions de soins et dans les milieux de vie.
C’est toute la question d’une politique de la psychanalyse dans la Cité.

Bonheur et symptôme
Pour une politique de l’inconscient en santé mentale
Christian DEMOULIN
Troubles dans un drôle de couple Jean-Pierre DRAPIER
Ce que la psychose nous empêche d’oublier Manuelle KRINGS
Psychanalyse et psychothérapie institutionnelle (de secteur) en 2007 ? Serge BRUCKMANN
La lettre volée des Arméniens de Turquie Zehra ERYORUK
La qualité des choses David BERNARD
Autour de l’évaluation Jean-Paul BERNARD
Sport, modernité et psychanalyse citoyenne Christian NEYS
De l’être ou du néant – Chant d’allégresse avec le tambour de la joie Daniel DEMEY
Psychanalyse à l’hôpital, présentation de malades Claude BRONCKART
Psychanalyse et soins de santé primaires Vanni DELLA GIUSTINA
La douleur de Jean, du silence au témoignage Carole MARIOTTI
L’offre du psychanalyste Anne-Marie DEVAUX
Il y a trente ans Michel CODDENS
Institution, psychose et lien social Bernadette DIRICQ
La petite dame au bord de l’aquarium aux requins Camille CORNET
A propos de la psychothérapie institutionnelle
De l’utilisation des TEC comme construction du sujet
Luc GODART
De l’amour pour le (bien-) être à l’amour pour le savoir François LONGE
L’impossible comme politique de la psychanalyse Christian FIERENS
En quoi le psychanalyste est-il bien qualifié pour recevoir des gens en urgence? Pat JACOPS
Quelques notes sur la politique et la psychanalyse Guillermo RUBIO
Le bonheur : “une idée neuve en Europe” Yves BATON
Les désarrois de l’élève en difficulté scolaire Coralie VANKERKHOVEN
Être en analyse, quel enseignement pour l’école ? Henri de GROOTE
Les lieux d’accueil parents-enfants
et le malaise dans la famille
Matilde PELEGRI
Bien-être au travail Myriam TALMAZAN
Le malaise dans le social Véronique DEMOULIN
En guise de conclusion Claude LEGER